Notre parcours

Suis-je masochiste ?

23:07


On me demande parfois comment je peux créer des faire-part, des posters de naissance, etc. alors que notre premier projet d'adoption a échoué dramatiquement et que notre projet actuel est encore "loin" d'aboutir.

La question se pose encore plus lorsque j'accepte de créer pour des familles qui ont adopté en RDC.

Serais-je masochiste ?

Je crois au contraire que cela me fait beaucoup de bien.

En partageant la joie d'autres parents, en les accompagnant dans la rencontre avec leur(s) enfant(s), j'ai parfois l'impression de toucher un peu à ce bonheur qui m'est encore "interdit".

Je vis un peu par procuration cette émotion immense de voir un projet si intense, si désiré... se concrétiser enfin.

J'ai la sensation de transformer certains chagrins, certaines colères ou déceptions éprouvés dans ce parcours compliqué, par des sentiments plus positifs, plus constructifs.

Je suis enrichie de toutes ces confidences et de la confiance que m'accordent ces familles en me livrant leur histoire pour que je la traduise en images.

En étant dans l'empathie avec elles, je guéris finalement mes blessures et me prépare peut-être un peu à vivre la rencontre avec notre enfant.

Si je pense au faire-part que je réaliserai un jour pour nous ?

J'ai ma petite idée... Mais je ne dirai rien !  ;)



Adoption internationale

Lion, ou la question des origines

00:33



Lion démontre, si cela était encore nécessaire, que l'histoire d'un enfant adopté ne saurait commencer au moment de son adoption.

Certes, tous les enfants ne ressentent pas le besoin, une fois devenus adolescents ou adultes, de retrouver leur famille biologique. Mais il me semble que cette question de leur origine, de leur histoire, se pose à un moment de leur vie. Et n'est-ce pas absolument compréhensible ?

Peut-on se construire sans savoir d'où l'on vient ? Peut-on se sentir entier quand on met de côté une partie essentielle de soi-même, aussi lointaine et floue soit-elle ?

Alors, je ne suis ni une spécialiste de l'adoption, ni (encore) une mère adoptive. Mais en voyant l'histoire de Saroo, dans le flot d'émotions qui m'ont traversée, il y avait aussi un peu de colère.

Oui, car il y a cinq, des "professionnels de l'adoption" tenaient devant nous ce discours : "Ne vous préoccupez pas trop de ce qu'ils ont vécu avant, ce qui compte c'est ce qu'ils vont vivre avec vous !".

Je ne me pardonne toujours pas de ne pas avoir eu le courage de les contredire. 

Bacapana créations

Sweet doudou

Chapati